Poutou Philippe
Sans diplôme, après avoir échoué au bac mécanique, Philippe Poutou a d'abord enchaîné les emplois précaires, comme intérimaire ou surveillant de collège, avant d'être embauché en CDI chez Ford comme réparateur de machines-outils.
Il est aujourd'hui ouvrier à l'usine First-Ford de Blanquefort dans la Gironde, dont il est l'un des responsables syndicaux de la CGT. Il s'est fait connaître pour son implication dans le mouvement contre la fermeture de l'usine de Blanquefort, qui a permis d'empêcher la fermeture et de maintenir 955 emplois.
Parcours militant
Philippe Poutou commence à militer au lycée en 1984. Se disant à l'époque « anarchiste, anti-Pinochet, pour Mandela, contre l'apartheid, antinucléaire, baba-cool », il rentre avec plusieurs amis à Lutte ouvrière, où il reste militant jusqu'en 1996-1997.
Avec d'autres militants, il est exclu de Lutte ouvrière suite à une crise interne liée essentiellement au succès de la campagne d'Arlette Laguiller de 1995 et à l'abandon du projet de construction d'un parti des travailleurs large. Ceux-ci forment alors la Voix des travailleurs, qui intègre en 2000 la Ligue communiste révolutionnaire (LCR).
Militant de la LCR puis du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), il est candidat pour la LCR aux élections législatives de 2007 en Gironde, puis conduit la liste du NPA à l'élection régionale de 2010 en Aquitaine, qui recueille 2,52 % des suffrages exprimés.
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